Publié le 27/10/2009 à 09:49 par odeurdelaterre
Je m'en vais vers d'autres horizons,
m'installer quelque part
tenter l'aventure humaine
Mais je reviendrai...
Je vous aime
Je vous envoie mes belles pensés, et toute mon amitié
Flo'
Publié le 27/10/2009 à 09:40 par odeurdelaterre
La danse
Comme vous j’ai parfois des moments de déprime. Pour remédier à cela, je ne connais qu’une solution, chanter et danser. Il est vrai que nous n’avons guère le cœur à chanter ou à danser lorsque l’on déprime. Mais les choses viennent toute seule. Lorsque j’ai quelque chose de lourd dans le cœur, et que je n’ai aucun mot pour le définir, je le chante afin d’extérioriser ce qui encombre l’esprit. Après avoir bien chanté, que ce soit de la peine ou un grand bonheur que l’on gère difficilement, on se sens tout de suite mieux. Il s’agit d’un langage universel très puissant, n’importe qui dans le monde est capable de vous dire s’il s’agit d’une chanson triste, joyeuse, inquiétante ou insouciante. Aussi il n’est pas utile de mettre des mots lorsque l’on chante, la voix peut se libérer comme un joik scandinave qui est une véritable improvisation de syllabe, de son et de tonalité. Peut être un jour remplacerons nous la parole par la chanson, le message sera plus direct et cela évitera bien des malentendus.
Mais la danse est tout aussi puissante pour le corps et l’esprit. Chanter revient à oublier son corps pour se perdre dans sa voix. Danser est un langage du corps, une véritable expression des gestes. Dans les pays asiatiques, la danse obéit à des codes, tous dansent sur les mêmes gestes afin d’assurer la cohésion du groupe. Ce genre de danse me frustre car il faut réfléchir à ses gestes et les adapter aux gestes des autres. En Sibérie, par contre, le peuple evenki danse de manière spontanée et quasiment improvisée, notamment dans les représentations chamaniques, ce qui assure une véritable liberté du corps. Les touaregs ont une très belle danse, très douce et très sensuelle, où deux personnes face à face avancent lentement, reculent et avancent à nouveau, se tournent autour et échangent de place. Les indiens d’Amérique dansent jusqu’à la transe, ils fléchissent les jambes à chaque bruits de tambours, font des bond énergiques et tournoient dans le vent, c’est la danse la plus spontanée que je connaisse. Rare, cependant, dans le monde, sont les danses où l’on se touche physiquement comme en Europe avec le tango ou le rock’n’roll, des danses magnifiques lorsqu’elles sont jouées de manière théâtrales.
Je disais donc que la danse était une expression universel du corps et que je m’en servais contre la déprime. Faites seulement l’expérience.
Un groupe de musique joue, tout le monde écoute sans bouger et il y a un grand espace pour danser mais personne n’ose pour l’instant aller se défouler. En effet, la musique ne s’est pas encore emparé de nos corps, il faut un certain temps. Alors je fléchis les jambes comme les indiens au rythme de la musique, afin d’encourager la musique à prendre possession de moi. Comme tout le monde je suis mal à l’aise, et avance doucement vers l’espace de danse. Puis c’est la tête qui bouge au rythme de la musique. Je m’avance un peu plus et mes pieds sautent soudain sur le sol, tendis que les bras semblent vouloir se détacher le long du corps. Pour l’instant je suis seul à danser et je me sens bien ridicule. Enfin, deux autres personnes viennent me rejoindre, alors on se sent moins seul et commence alors la démoniaque transe de la danse infernale. Il s’agit de s’oublier, c’est comme faire l’amour, il ne faut surtout pas réfléchir. Au début on saute en l’air avec le doigt lui aussi en l’air. D’autres personnes sont encore venus nous rejoindre. Les percussions, la voix, les instruments, ont pénétré nos cellules et la musique nous possède entièrement. Là commence la vraie transe, je ne sais plus ce que je fais, je suis ici pour me faire plaisir et me fiche bien de ce qu’on en pense. Alors je tournoie comme un indien, je saute en l’air, les pieds dansent tout seul sans que je ne m’en occupe tandis que les bras s’articulent dans l’improvisation théâtrale que je ne saurais décrire, les hanchent bougent avec sensualité, la tête bien levée s’extasie devant une telle fougue. Quelqu’un vous tiens l’épaule, danse avec vous, puis un autre, on tourne, on saute, mais bientôt arrive le point de coté et il faut aller s’asseoir, se reposer, reprendre son souffle avant d’y retourner. Je remarque alors je me sens mieux, que j’ai vidé de mon corps tout ce qui l’encombrait, que je me suis détaché de tout, j’ai lâché prise le temps d’une danse sauvage durant un concert publique ou une fête de village.
Sur des musiques plus douce, la transe parvient à me transporter. Je sur un aigle glissant dans les airs, je suis dans un aquarium. Là encore, je me laisse aller dans le vide, les bras flottent dans l’air, le corps doucement balancé de droite à gauche se laisse porter par les flots ou le vent de l’imaginaire. On peut aussi mélanger du Tai Chi avec du tsigane, laisser son corps parler, dire ce qu’il ressent de la musique, et faire son théâtre. Les mains s’animent doucement, le regard envoûte, les bras sont des tentacules, on s’accroupis brutalement pour se relever dans l’autre sens, on mélange le sauvage avec le sensuel, comme le ferait un cracheur de feu ou un artiste de danse moderne. Je peux vous assurer qu’après cela nous sommes de bonne humeur toute la semaine.
Il ne faut pas sous-estimer la danse, elle laisse le corps exprimer ce qu’il retient en lui et ce corps va chercher dans la musique ce dont son esprit a besoin.
Elle laisse la fougue et la colère sortir, la douceur contenue s’évader, et réveil par sa mélodie la sensibilité que nous avons en nous.
Publié le 26/10/2009 à 18:23 par odeurdelaterre
J'avais confectionné un grand récipient en écorce de merisier pour aller ramasser du plantain.
Ne voulant pas porter le récipient à la main, je découpais de fines et longues lanières dans l'écorce du merisier, et les attachaient ensemble pour former une corde. Mais comment l'attacher au récipient et le porter sur l'épaule ? Je trouvais une idée. De la mème manière qu'un harpon inuit aux dents incurvées reste accroché à la chair du poisson, j'allais découper la pointe de la corde à l'image d'un harpon. Au ciseau je la taillais en pointe, plus j'éffectuais une longue entaille incurvée. Ainsi je plantais la pointe de la corde en merisier dans l'une des fentes que comporte l'écorce en merisier de la parois du récipient. En retirant la corde, la partie incurvée restait à l'intérieur et bloquait la corde dans la paroie. Je fis de même pour l'autre bout de la corde, et ainsi je pouvais passer la corde par le bras et la tête et laisser pendre le long de ma hanche le récipient. Il est commode alors de faire sa petite récolte de plantes, de champignons ou autre avec ce sac en bandoulière.
Publié le 26/10/2009 à 18:08 par odeurdelaterre
Le 24 octobre derniers, lors de l'emission Ushuaîa nature-Les mondes de cristal, nicolas hulot s'adressait aux téléspectateurs en ces termes :
« Il faut dire que les océans sont en pointe, en première ligne de la crise écologique sous le feu croisé de la pollution, des changements climatiques, et surtout de la sur-pêche.
Il faut dire qu’on a changé d’échelle, l’homme racle le fond des océans comme on pille un trésor.
Imaginez que, en permanence, ce sont 150 000 km de filets dérivants qui prennent à la surface des océans, et que pendant qu’on parle d’immenses navires-usines charrient des filets à mailles fines de 120 Km de long, c’est ce qu’on appelle la pêche minotière, et qu’ils ramassent tout sur leur passage, et que le plus cinglé, c’est qu’on utilise cette capture pour faire de la farine animale pour nos porcheries, mais plus fou encore, c’est que cette farine sert à nourrire les poissons d’élevage. Il faudra qu’on m’explique où est la raison et la logique dans tout cela.
Et imaginez que parfois dans certaines pratiques de pêche on remet jusqu’à 50% des prises à l’eau parce qu’elles ne sont pas conforme à la réglementation, et que dans d’autres cas, c’est toute la prise que l’on remet à l’eau parce que la commande porte sur une autre espèce. Définitivement, l’homme est inapte à la limite et nous avons inventé la civilisation du gâchis ».
Publié le 25/10/2009 à 08:26 par odeurdelaterre
Image tiré du très beau film "Croc blanc", la capture du louveteau.
Loup, te voici…Mais où étais-tu ?
Homme, ne t’approches point de moi !
Loup, attends. J’ai changé depuis
Tu n’as pas changé, tu continue à me traquer et à montrer ma dépouille en trophée
Je ne suis pas comme ces gens…
Alors qui es tu ?
Loup, jadis nous étions frères et nous chassions ensemble
C’était il y a très longtemps, à l’époque des daces, des celtes, des cavaliers des steppes et des sioux. Puis tu m’as pris pour un rival, tu voulais le gibier à toi tout seul, et tu m’as chassé, moi ton semblable. Mais sans le loup, il n’y avait plus personne pour maintenir un équilibre entre la croissance des herbivores et la croissance de la forêt. Alors nous, les loups, avons eu peur de l’homme, et nous l’avons attaqué pour nous défendre, car pour finir nous étions à la fois semblables et ennemis.
Et si nous revivions comme avant
Tu as fais de moi un assassin, tu racontais des histoires terribles sur moi aux enfants. Une brebis égorgée, un enfant disparu, et c’est moi le responsable. Or je suis le plus craintif des animaux, seul la faim de l’hiver me pousse à la folie.
Toi et moi, nous pouvons revivre ensemble, dans le respect mutuel
Laisse-moi, homme. Je suis sauvage, point domestique, et j’ai besoin d’un vaste territoire où il n’y a point la vulgaire trace polluante de l’homme.
Loup, avant nous chassions ensemble, tu m’as même appris à chasser sans bruit en tuant les vieux, les malades et les derniers de la file en laissant vivre les animaux en bonne santé.
Et qu’avez-vous fait de mes enseignements ? Vous tuez les cerfs aux beaux bois, les animaux à belle fourrure, vous vous photographiez avec vanité devant votre prise, et c’est moi le sauvage qui chasse la brebis comme n’importe quelle animal qui appartient à la terre et non à l’homme.
Mais les éleveurs gagnent leur vie grâce aux brebis, ils ont de lourdes charges à payer pour l’état, doivent produire du rendement et la mort de brebis pour eux est une catastrophe, le comprend-tu ?
Non, homme, je ne comprends pas. Vous et le rendement, vous et l’argent, vous et le profit. Ces brebis ne sont pas aux hommes, elles sont à la terre et vous les utilisez pour faire de l’argent. Je ne distingue pas les animaux d’argent et les animaux sauvage, je suis un loup.
Loup, sauras-tu nous pardonner ?
Ce n’est pas à moi de le dire, demande cela à la terre, sauras-elle te pardonner ? Si elle te pardonne, je te pardonnerai aussi et à nouveau nous chasserons ensemble.
Publié le 25/10/2009 à 07:46 par odeurdelaterre
Rien n’est pire que le doute, cette peur de se mentir
cette vérité qui me déroute, qui me fait souffrir.
La vérité fut si flagrante, si brutale,
Trop fragrante pour que je ne l’avale.
Et je ne savais pas, ce miroir me dérangeais
Je l’évitais au mieux, mais devant moi il se tenait.
Comme un jugement terrible de soi
Que je rejetais avec effroi.
Mais je devais me rendre à l’évidence,
Cupidon m’avait percé d’une lance.
J’ai mis du temps à comprendre
Puis il m’a fallut apprendre
Trouver le courage de dire
la confiance pour agir.
Et pourtant le doute subsiste
A mon cœur je lui résiste.
Comme tant d’autres de passage
Je ne compte plus les messages
Que m’envoyait la vie
Sans demander mon avis.
Puisse mon cœur s’apaiser
le temps d’un baiser.
Publié le 24/10/2009 à 20:05 par odeurdelaterre

La viande d’un animal peut devenir cancérigène lorsqu’elle cuite au grill, au barbecue ou frit. En effet, le contact de la viande avec le feu créé des substances cancérigènes tels que les amines-hétérocycliques et les hydrocarbones aromatiques polycycliques. En revanche, la viande mijotée ou cuite au four évite ce phénomène. Cependant, la viande ne peut se manger crue, il est préférable de la bouillire ou de la cuire afin de tuer les bactéries. En de nombreux endroit dans le monde, dans l’Himalaya ou en Amérique du nord, la viande est mise à sécher comme sur cette photo. Les Indiens d’Amérique la mélangent aux baient qu’ils font sécher, le fameux pemican, afin de conserver les vitamines et les protéines. Attention aussi à la Trichine, un ver présent entre autre dans le sanglier qui est résponsable de la trichinose chez l’homme, et que la salaison et la fumaison ne parvient pas à tuer. Par ailleurs, le Canada met en garde contre les abats (foi et reins) des cervidés car ces derniers se nourrissent de lichen, or celui ci est pollué et contamine les herbivores par le cadmium qui est toxique pour l’homme.
Personnellement, je bouillis toujours ma viande plutôt que de la cuire, aussi des morceaux de cœur et de foie bouillis dans le riz remplacent fort bien le bouillon de cube industriel, et la viande n’en est que plus tendre.
Source :
http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=viande_gibier_nu
Publié le 22/10/2009 à 18:44 par odeurdelaterre
Le quotidiens autrefois.dans les Alpages
Autrefois, il n’y avait pour ainsi dire pas de frigo, de toilettes, de baignoire, d’extincteur, de poubelles, de chauffage, d’éléctricité.
Les aliments étaient conservés dans un grand et large récipient appelé saloire, car il contenait le sel qui à l’époque, outre la glace ramenée des alpages, était le seul moyen pour conserver la viande ou autre denrées. Mais très souvent, les aliments étaient mangés frais le jour même. Pour les toilette, il existait une cabane appelé Cabinet, une planche avec un trou où l’excrément et l’urine tombaient dans de la siure de bois qui serait récupérer pour fertiliser le potager. En cas d’incendie, il n’y avait d’autre choix que de fuir le chalet avec ses proche et d’attendre qu’il se consume. Mais toutes les affaires précieuses, sac à grains ou autres trésors de paysans, étaient entreposé dans une petite cabane appelé Cabanon, à l’abri de l’incendie. Il existait un outil appelé « anti monte-lait » que l’on ne trouve plus guère aujourd’hui, il s’agissait d’un petit disque en verre qui a l’allure d’un cendrier, que l’on déposait au fond de la casserole pour éviter que le lait ne déborde lors de la cuisson. Les ordures étaient triés ainsi, le bois et le papier étaient brûlés et les pelures étaient utilisés en composte pour le potager. Pour se laver, l’on utilisait une bassine dont l’eau avait été chauffé, cette bassine se trouvait dans la pièce la plus chaude de la pièce et parfois un paravent protégeait des regards. Pour se chauffer, il y avait bien sûr la cheminée mais il y avait le risque qu’un éclat de braise mette le feu au chalet. La chambre des éleveurs était située juste à coté de l’étable, ils bénéficiaient ainsi de la chaleur des vaches qui était un véritable chauffage naturel. Les gens vivaient avec le soleil, car il n’y avait pas de réveil, et c’est pourquoi nous pouvons observer aujourd’hui sur les volets des anciens chalets des losanges et des cœurs découpés qui laissaient passer les rayons de l’aube.
Publié le 22/10/2009 à 18:18 par odeurdelaterre
Mes grands parents étaient éleveurs et agriculteurs, aussi mêlaient-ils habilement le lien entre la terre nourricière et le troupeau. Ils laissaient à la terre trois ans pour se régénérer. Ayant plusieurs parcelles, ils cultivaient un terrain une année tandis que les vaches se trouvaient sur un autre terrain, et alternaient chaque année. Durant la période de repos pour la terre, le troupeau de vache l’entretenait en broutant l’herbe, en déposant leurs excrément qui allaient fertiliser la terre, et l’urine qui allait donner à la terre l’azote qui serait nécessaire à l’agriculture. Une fois le cycle passé, la terre était à nouveau cultivable et les vaches suivaient leur transhumance allant de la plaine aux montagnes. Le fait de cultiver la même variété de légumes sur le même terrain toutes les années, et l’élevage intensif des les vaches sur un même terrain, sans prendre en compte le lien entre la terre et les animaux, est un phénomène très récent.
Publié le 21/10/2009 à 18:54 par odeurdelaterre
Le chamanisme a survécu jusqu'à nos jours, et est mondialement reconnu.
Yurriva Appolon
Ce jeune russe du kamtchakta effectue une danse chamanique si enjouée qu'il fait danser toute une salle.
http://www.youtube.com/watch?v=yNnsW27UMLY&feature=related
Olga Letykai Csonka
Mondialement connue, Olga se définit comme artiste et joue des spectacles afin de conserver la culture des peuples de sibérie. Elle manie aussi bien le tambour que la gimbarde (khomus), dans le chamanisme de Sibérie le tambour est habituellement joué par les hommes et la gimbarde par les femmes.
http://www.youtube.com/watch?v=2-VU3bFBoB8&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=ZKRSQr4n7vw&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=AUi1Mb778t8&feature=related
A la gimbarde
http://www.youtube.com/watch?v=ve47GW5UuEc&feature=related
Maria Udina (Tumran)
Cette image d'archive montre une véritable gimbarde (Tumran) du peuple khanty de Sibérie.
http://www.youtube.com/watch?v=PDqC42oR9oo