Posté le 30.04.2008 par odeurdelaterre
Le fragile équilibre de l’écosystème.
La foret a besoin des animaux pour se développer tout comme les animaux ont besoin de la foret pour vivre. Un déséquilibre naturel donne ceci :
Si le prédateur ne se charge pas de limiter la population des herbivores, ces derniers mangent toutes les pouces d’arbres et réduisent la foret en une vaste plaine.
Si les herbivores ne se chargent pas de nettoyer la foret, les arbres étouffent par leur surnombre, deviennent chétifs et fragiles, il n’y a pas assez d’énergie disponible pour tous les arbres et la foret finit par dépérir.
Si les animaux ne vivent plus dans la foret, celle ci ayant besoin des bois de cervidés et des plumes d’oiseaux qui offrent a la terre les sels minéraux dont elle a besoin et des excréments des animaux et des insectes qui fournissent a la terre l’engrais dont elle a besoin, la foret n’a plus de ressources vitaux et dépérit.
Si les animaux n’ont plus de foret, ceux ci ne peuvent ni se soigner ni se nourrir, la famine chez les herbivores entraînant la famine chez les carnivores, et la population animal finit par disparaître.
Ainsi voit on a quel point il est important de respecter le fragile équilibre de l’écosystème.
Autrefois, le loup assurait l’équilibre qui existait entre la foret et les animaux, mais il fut massivement chassé sur l’ordre du clergé ayant diabolisé le loup, et par la suite par les trappeurs motives par le commerce de la fourrure. Or le loup et l’homme sont les seuls prédateurs dans nos forets continentales et polaires a s’attaquer aux gros gibiers et a assurer cet équilibre entre la nature et les êtres vivants.
Le loup a heureusement survécu à son élimination mais l’espèce doit maintenant se repeupler et retrouver de nouveaux territoires, aussi est-il maintenant protégé et vit en partie dans des réserves. C’est donc l’être humain qui prend désormais la responsabilité de maintenir a lui seul ce fragile équilibre naturel, en attendant qu’un jour les loups et les hommes pourront a nouveau vivre en harmonie et cohabiter en paix.
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Posté le 29.04.2008 par odeurdelaterre
Prière de la cueillette des simples
« Je te prie de pardonner mon geste
mais tes ressources me seront utiles.
L’être humain est fragile
face à la perfection de la nature.
J’ai besoin de tes feuilles
car elles nourrissent les hommes
soignent son mal
et rendent le corps meilleur.
Je te suis reconnaissant de ton sacrifice auprès des hommes
Je te retire de la terre
merci, terre mère de nous offrir cette médecine.
Je te présente au soleil
merci, soleil père, de leur offrir ton énergie
si précieuses pour nos sœurs les plantes. »
Posté le 29.04.2008 par odeurdelaterre
Prière du chasseur
« Je te prie de pardonner mon geste
mais tes ressources me seront utiles.
J’ai besoin de ta viande
pour nourrir mon foyer.
Notre corps trouve dans la viande
ce que les végétaux ne peuvent offrir.
J’ai besoin de ta peau
pour me protéger du froid
du vent et de la pluie.
J’ai besoin de ton sang
qui me donnera de la force.
J’ai besoin de ton foie
et de ton cœur
qui offrent à mon corps
ce dont il réclame
et qui le rend plus résistant.
Je te suis reconnaissant
de ton sacrifice auprès des hommes.
Puisse tu aller en paix.
Qu’il en soit ainsi. »
Posté le 29.04.2008 par odeurdelaterre
Les champignons
Lors de ma cueillette aux champignons, je me limite au cèpe, au bolet, à la russule charbonnière, à la rosé des prés, à la vesse de loup et au pied de mouton.
Je laisse le reste aux connaisseurs et ne ramasse jamais les champignons pour lesquelles je doute.
Le champignon doit être déposé dans un panier ou tout autre récipient aéré, mais ne doit pas être déposé dans un sac en plastique car il pourrait fermenter et développer des substances toxiques. Aussi, le champignon est coupé à la base du pied mais n’est pas déterré avec ses racines, cela pour qu’il repousse la prochaine fois. En revanche, un champignon que l’on souhaite analyser en pharmacie peut être déterré entièrement car son pied complet sera utile pour l’identification. Il est préférable de laisser au moins un champignon sur un groupe de plusieurs champignons de même espèce.
Posté le 26.04.2008 par odeurdelaterre
La loge à sudation
La loge à sudation s’inscrit dans le même principe du sauna scandinave ou khmer.
Un abri spacieux tel un wickiup ( un tipi dont la parois est en chaume ), un wigwam ou une cabane recouverte de tissus peu être utilisé, l’essentiel est de ne laisser aucun trou dans la paroi. Aussi cet abri est construit de préférence à proximité d’une rivière, nous verrons pourquoi.
Au centre de cet abri brûle des braises sur lesquelles chauffent des pierres, nous pouvons aussi disposer des herbes bénéfiques pour le corps sur ces pierres. Puis nous enlevons nos vêtements, tous si possible, et nous versons de l’eau sur les pierres brûlantes. Alors l’eau s’évapore en une vapeur qui ne peu sortir de l’abri et qui dilate les pores de la peau. Ainsi le corps se détend, devient plus souple et plus léger. Si des herbes ont été disposées sur les pierres chaudes, leurs propriétés bénéfiques sont relâchées dans la vapeur et pénètrent à l’intérieur du corps, c’est une sorte d’infusion absorbée par les pores de l’épiderme. Par ailleurs, le corps transpire et évacue toutes les toxines qui polluent l’organisme. C’est pourquoi ce lieu se nomme la loge à sudation, il s’agit d’un lieu pour suer.
Enfin, lorsque le corps s’est bien détendu, lorsqu’il a bien sué, nous sortons de l’abri et allons dans la rivière. Je conseille cependant de mouiller la nuque et les pieds avant d’aller dans l’eau, cela pour éviter une hydrocution. Ce contact avec l’eau froide, contrastant avec la vapeur du sauna, remet les idées en place et fait circuler le sang. C’est une bonne thérapie pour rééquilibrer les corps physique, mental, émotionnel et spirituel. Lorsque nous ressortons de la rivière, nous nous sentons plus léger et en paix avec soi-même.
Posté le 25.04.2008 par odeurdelaterre
La roue médecine amérindienne
La roue médecine est une représentation symbolique du monde. Dans ce cercle s’inscrivent les quatre points cardinaux, lesquels sont représentés par quatre couleurs différentes et associés aux quatre saisons, aux quatre éléments, aux quatre âge de la vie et aux quatre états de l’être. Au centre demeure l’énergie sacré.
Est – Printemps – Air – Enfance – Spirituel – Jaune
Sud – Eté – Feu – Adolescence – Emotionnel – Rouge
Ouest – Automne – Eau – Maturité – Physique – Noir
Nord – Hiver – Terre – Vieillesse – Mental – Blanc
Centre - Ancêtres – énergie sacré
Le centre est réparti en trois couleurs :
vert (terre)
bleu (ciel)
orange (vie)
La pipe médecine est également présentée à l’est, au sud, à l’ouest, au nord, à la terre et au ciel, puis quatre bouffées sont, non pas avalées, mais offertes aux ancêtres.
Posté le 24.04.2008 par odeurdelaterre
Tanak le chasseur
Tanak venait à peine d’être initié à la chasse et n’avait tué qu’un lièvre dans sa vie. Il était encore jeune et n’avait pas beaucoup d’expérience en matière de chasse. Il savait toutefois se débrouiller seul, faire un feu, monter un abri, trouver les plantes qui soignent et tuer les lièvres.
Un jour, il se prit au charme de la jeune Miaga qui était la fille d’un homme âgé et respecté nommé Teshikewa. Ce dernier regardait Tanak d’un œil méprisant. Ce jeune, pensait-il, qui ne savait rien faire et n’était pas préparé à la vie rude. Du fait de son grand âge, Teshikewa se sentait fort et intelligent, il connaissait toutes les ruses de la chasse et avait lutté plus d’une fois aux caprices de la nature.
Le jour où Tanak lui demanda la main de sa fille, il eut un sourire sournois. Cet incapable qui n’a aucun raisonnement mûr, pensa t-il, venu demander la main de l’être la plus précieuse en ma chair. Teshikewa fit une proposition au jeune homme, d’un regard arrogant : « Si tu veux ma fille, il te faudra acquérir mon estime. Tu ne prendra pas son cœur avant d’avoir pris le mien. Tu dois prouver que tu la mérite, et pour cela tu dois accomplir un acte de bravoure. Tu chassera l’ours à mes cotés ! ».
La chasse d’un ours était des plus dangereuses, redoutée par tous les chasseurs. Blessé, l’ours charge son adversaire jusqu’à sa mort, et sa force est si puissante qu’il est conseillé de le tuer du premier coup. Tanak accepta naïvement et fut même excité par cette aventure, ce qui irrita un peu Teshikewa.
Ils partirent traquer l’ours au début du printemps, enveloppés dans leurs couvertures en peau de reine. Teshikewa avait choisi cette période pour rendre l’épreuve plus dur. Le froid du grand nord griffe la peau, la neige brûle les yeux, elle commence à fondre au printemps et alors le terrain est peu sûr, la marche est plus fatigante, l’ours sors tout juste de son hibernation et a très faim.
Tanak s’épuisait vite et suffoquait en traînant derrière Teshikewa. Celui-ci ricanait de le voir lutter dans la neige, mais le jeune homme ne se plaignait jamais. Il portait sur lui une bouse médecine est s’en servait pour soulager son mal, il tendait également un bol d’infusion à son compagnon qui refusait avec prétention. Il en avait vu d’autre, disait-il, il n’avait plus l’âge de se plaindre. Teshikewa avait oublié qu’il avait vieilli et qu’il était devenu fragile derrière son aspect vigoureux et résistant.
Il tomba lors d’une marche et ne pu se relever qu’avec l’aide de Tanak qui fut repoussé une fois son compagnon debout. Teshikewa, épuisé mais fier, continua de marcher à vive allure avant de tomber à nouveau. Tanak lui pépara alors une infusion et présenta le bol à Teshikewa. Sa bouche sifflait d’épuisement, il lui arracha le bol des mains et le bu nerveusement, se sentant humilié par ce jeune qui le sauvait.
Ils se reposèrent et reprirent la marche le lendemain. Le froid gagna le corps de l’homme âgé qui tenta en vain de marcher plus vite pour se réchauffer. Lorsque le jeune homme vit la peau de Teshikewa prendre des teintes bleutés, il le fit asseoir, le déshabilla et le frictionna avec de la neige pour faire circuler son sang. L’homme âgé ayant repris ses teintes rouges revêtit ses vêtements tandis que le jeune homme prépara un feu pour se réchauffer. Teshikewa ne pouvait plus continuer la marche mais n’osait l’avouer à Tanak. Ils marchèrent doucement en faisant régulièrement des haltes. Soudain, le jeune homme appela son compagnon car il avait trouvé des traces d’ours dans la neige, mais le vieil homme n’osa avouer qu’il perdait la vue et qu’il ne voyait pas la trace avec netteté. De même qu’il ne voyait pas la voie qu’il empruntait. Il tomba alors dans un fossé et se cassa la jambe. Tanak descendit aussitôt dans la neige et rejoignit le corps gisant de Teshikewa. Ce dernier ne montra pas sa douleur et tentait de garder le sourire en expliquant à Tanak que sa jambe était cassée. Tanak découpa alors sa couverture de reine avec son couteau dont il portait l’étui autour du couet en fit des cordes. Il trouva deux perches solides qu’il relia en forme de travoi. La partie inférieur, plus longue, servirait à transporter le blessé. Il attacha alors des rondins disposés à l’horizontal et en parallèle à l’aide de ses cordes, et déposa son compagnon sur le travoi. Il attacha le corps afin de bien le maintenir sur le travoi et le recouvra de la couverture du blessé en peau de reine. Enfin, Tanak relia les deux extrémités supérieur du travoi afin de tirer avec son front et ses mains.
Le jeune homme n’avait plus de couverture mais il ignora le froid et tira de toute ses forces le corps de son compagnon blessé. Il se rappelait des itinéraires empruntés à l’allée et su ainsi retrouver le chemin du retour. Il marcha deux jours avant d’arriver au village, dans un état à la limite de la conscience. Aussi les deux chasseurs furent recueillis par des femmes et confiés au guérisseur.
Après de longs mois de rétablissements, les deux hommes se retrouvèrent. Teshikewa contemplait Tanak d’un regard reconnaissant et lui dit : « Je t’avais dis que si tu voulais prendre le cœur de ma fille Miaga tu devais prendre le mien, et tu devais pour cela accomplir un acte de bravoure. Nous n’avons pas su chasser l’ours, mais tu as chassé en moi ma prétention et mes jugements. Les anciens sont le savoir, mais la jeunesse est la force et nous ne pourrons rien faire sans eux. Mais ne nous méprisez pas car vous aurez aussi besoin de notre expérience et de notre savoir. Tu as mérité ma fille, je te l’offre ! ».
Le mariage se déroula au village, parmi les chants des personnes âgés et la fougue de la jeunesse tournoyant, dansant avec la terre et le vent.
Posté le 23.04.2008 par odeurdelaterre
L’association FERUS pour la protection des ours, des loups et des lynxs
L’association FERUS, mot latin signifiant « sauvage », fut soutenue par la fondation Nicolas Hulot le 15 février 2007 et milite pour la sauvegarde des animaux nécessaires au fragile équilibre de l’écosystème et cependant aveuglément chassés suite à des convictions remontant au moyen âge. Il s’agit des ours, des loups et des lynxs.
Le loups fut un animal vénéré par les gallo-romains, par les cavaliers des steppes mongols dont gensis khan était le fils du loups bleu, et par les amérindiens à qui le loups avait enseigné la chasse et qui fut à l’origine du proverbe sioux « lorsque tu chasse le cerf, laisse en passer trois et ne tue seulement le quatrième ». En Europe, cet animal sera diabolisé par l’église et quiconque tuait le plus de loups possible était considéré comme un bon chrétien. Plus tard, les histoires de Versailles rédigées pour endormir le roi seront répendues dans les hameaux de France, le petit chaperon rouge en est un exemple. Ce genre d’histoires enseignait aux enfant l’image d’un loup cruel et entretenait dans la culture européenne la crainte du loup. Aujourd’hui, la communauté scientifique découvre le rôle prépondérant du loup dans la gestion des espèces au sein de l’écosystème. En effet, le loup réduit la population de cervidés à un chiffre stable et préserve la forêt des cervidés qui se nourrissent de pousses d’arbres.
L’ours a longtemps été accusé de décimer les troupeau, engendrant une perte de chiffre d’affaires par les éleveurs. Or l’ours ne chasse qu’au début du printemps après son hibernation hivernale et se nourrit tout le reste de l’année de fruits des bois.
Quand au lynx, il a lui aussi son rôle à jouer dans l’écosystème et je ne vois pas quel tort il pourrait causer à l’homme.
L’association FERUS comporte 3000 membres et travaille en co-relation avec l’ONCFS, DDA, PASTORALOUP , le ministère de l’environnement, le ministère de l’agriculture, le ministère de l’enseignement ou autre organismes influents, comme les entreprises par exemple. Sa démarche dans la protection de ces espèces est exprimé par les expositions et les conférences dans le domaine de l’éducation, car il faut bien sur enseigner à nos enfants l’amour du loup, de l’ours et du linx. Il s’agit aussi d’amorcer un dialogue entre les éleveurs et les protecteurs de ces espèces afin de dissiper les vieilles croyances et expliquer le fonctionnement réels de ces animaux. L’association FERUS a été reconnu 1 ère association d’utilité publique pour la protection des 3 grands prédateurs en France.
Vous pourrez avoir de plus amples informations sur le site :
www.ours-loup-lynx.net
Contacts
ferus@ours-loup-linx.info
Adresse
FERUS / GLF
BP 114
13718 ALLAUCH CEDEX
Telephone
04 91 05 05 46
L’association Ferus est ouvert à tous et vous pouvez en être membres.
Contact presse FERUS : Sandrine ANDRIEUX
andrieux-sandrine@wanadoo.fr
06 14 64 18 00
0875 77 55 61
Posté le 19.04.2008 par odeurdelaterre
Ficelles et cordage en écorce de tilleul
L’aubier du tilleul se compose de fibres qui, une fois décollées et séchées, constituent de longues ficelles solides. Aussi je m’en sers pour la confection d’objets en écorce de bouleau et pour les cordage tenant mon panier en tige végétale sur mon épaule et ma hanche, mais ces fibres de tilleul peuvent devenir une corde d’un arc, une attache pour les perches d’abri, un filet, leur utilité est multiple.
Je prélève toujours l’écorce sur la souche d’un tilleul mort, jamais sur un arbre vivant. Aussi l’écorce se décolle mieux lorsque le climat est froid et humide.
L’arbre tombé à terre s’est souvent brisé en deux, nous tirons donc sur l’écorce de l’extrémité brisée du tronc jusqu’à ses racines, ce qui entraîne aussi l’aubier collé à l’écorce et laisse ainsi le duramen à nu. Sur le duramen reste quelques fibres que nous pouvons aisément décoller à la main. Cependant, les fibres de l’aubier sont difficilement retirable tant elles sont collées entre elles. Pour les décoller, il faut faire bouillir l’écorce ou la laisser tremper quelques jours dans l’eau. Ainsi l’eau pénètre les pores du bois et les fibres se décollent entre elles progressivement. Pour ma part, Je laisse tremper l’écorce dans un large et profond ruisseau durant au moins trois jours. Puis je le retire du ruisseau et commence à décoller les fibres entre elles depuis l’extrémité de l’écorce. Les premières fibres sont très fines, puis elles deviennent de plus en plus larges et, juste avant l’écorce est décollé une sorte de tissus végétale.
Enfin, Je les fais sécher dans un lieu sec et les conservent précieusement pour les prochaines confections en matériaux naturels.
Posté le 07.04.2008 par odeurdelaterre
Poème de l’équilibre
Tout est bon si rien n’est excès ni frustration.
Le feu privé d’air ne peut survivre, mais il s’éteint s’il reçoit trop d’air.
Une terre privée d’eau ne peut être fertile et la graine ne pourra se développer,
elle périra assoiffée. Mais une terre contenant trop d’eau ne pourra non plus être fertile et la graine ne pourra se développer, elle périra étouffée.
Il en est de même pour le corps et l’esprit, pour la médecine, pour la nourriture, pour toutes les choses de la vie. On nomme cela l’équilibre.
Florent