L’inconscience des hommes
Certains peuples chassent par nécessité. Ceux qui ne connaissent pas la nécessité chassent par plaisir et s’attaquent généralement à de beaux trophées, souvent poussés par la convoitise. Des quotas ont donc été mis en place pour contrôler ce type de proies et protéger l’espèce. Ce n’est pas vraiment une solution car, en tuant un cervidé aux bois très développés ou une femelle, le chasseur met l’espèce en danger en épargnant les vieux animaux et les faibles aux bois peu développés.
Ces derniers auront des difficultés à se reproduire et seront de bonnes proies pour les carnivores. En effet, les bois d’un cervidé sont des indicateurs concernant la santé de l’animal. Seuls les males comportent des bois. De beaux bois indique un animal en excellente santé et un bon reproducteur, il assure la survie de l’espèce et défend le groupe. De médiocres bois indique un animal vieux, malade ou trop jeune, celui-ci est la proie des prédateurs.
Interdire la chasse n’est pas non plus la solution car elle met la foret en péril.
Si la forêt a besoin des animaux pour se développer, les animaux ont besoin de la forêt pour vivre. Paradoxalement, la chasse participe à la protection de la forêt et des animaux en régularisant le nombre des prédateurs et celui des herbivores.
Les pièges à loup peuvent créer un déséquilibre au sein d’une meute car les membres dominants, nommés couple alpha, ouvrent la marche au reste du groupe.
La hiérarchie d’une meute de loups est composée d’un couple alpha, d’un couple betha censé remplacer le couple alpha, et des autres membres du groupe.
Si le couple alpha est blessé ou tué, le couple betha les remplacera et assureront un équilibre hiérarchique. Mais il peut se produire des rivalités au sein du groupe et cela peut entraîner des combats entre loups pour acquérir le statut de chef, provoquant l’anarchie et le déséquilibre au sein du groupe. C’est pourquoi les loups alpha et betha ne doivent pas êtres chassés au risque de semer le trouble dans le groupe.
Une grande partie des animaux que nous connaissons aujourd’hui auraient pu disparaître sans aides de dernier recours. Parmi elles pour ne citer que la faune d’europe, l’ours, le loup, le castor, le bison d’europe, le bœuf musqué de laponie et d’autres encore. Les causes de leur survie étant la convoitise du trophée, la pollution des rivières et le plaisir de tuer, sans compter les animaux diabolisés par le clergé et les rumeurs de certains bergers cherchant le responsable du massacre des troupeaux.
La chasse dans le respect des animaux
Tuer un animal n’est point de la sauvagerie, cela fait partie d’une nécessité dans la vie des hommes. En effet, la viande fournit au corps les ressources nécessaires pour son développement et sa force. Les herbivores n’en ont pas besoins car leur estomac est différent de celui des carnivores et des omnivores, mais le corps humain réclame les vitamines, les graisses, les protides et d’autres ressources présentes dans la viande du gibier et du poisson. Pour se nourrir, les carnivores et omnivores n’ont d’autres choix que de tuer des êtres vivants et cela fait partie du processus normal de la nature. Chasser pour se nourrire n’est pas mal, ce qui est mal est de chasser pour la gloire ou le trophée. Pire encore est le rendement et le profit industriel.
Les chasseurs contribuent à l’équilibre de la nature, qu’il s’agisse de loup, d’humains ou autres prédateurs. Cela paraît paradoxal, et pourtant le fragile équilibre de l’écosystème s’en verrait bouleversé si le prédateur ne jouait pas son rôle.
Le chasseur participe indirectement à la protection de la forêt en chassant les herbivores et ne tue les carnivores seulement pour se défendre.
La forêt a besoin des animaux pour s’entretenir, ceux-ci mangent les pousses d’arbres et les herbes qui prennent l’énergie dont l’arbre a besoin. En outre, la forêt a besoin des excréments qui fournissent l’engrais, des plumes d’oiseaux et des bois de cervidés qui offrent les sels minéraux. Mais la population animal doit être régularisée et pour cela certains d’entre eux doivent être éliminés dans le but de nourrir une autre espèce et assurer sa survie. Cela permet à une espèce de survivre et d’éviter qu’une autre espèce devienne plus nombreuse au point d’en bouleverser le fragile équilibre de l’écosystème. Une surpopulation animal ou végétale pourrait créer un déséquilibre naturelle. Les pouces d’arbres seraient mangés par les herbivores et la forêt disparaîtrait. Ces derniers, affaiblis par le manque de ressources, seraient mangés par les carnivores devenus plus nombreux. Les carnivores finiraient par se manger entre différentes espèces et la dernière espèce mourrait de la famine. Dans le cas d’une végétation trop nombreuse, les arbres étoufferaient par le manque d’espace entre eux et les ressources de la terre ne parviendraient pas à offrir assez d’eau, de sels minéraux et de matières organiques dont ont besoin les racines des plantes et des arbres. Alors la forêt s’affaiblirait, mourrait et provoquerait la fuite des animaux. Pour éviter cela, nous devons maintenir l’équilibre qu’il existe entre la forêt et les animaux. Tel est le rôle du prédateur qui ne tue pas pour tuer mais le fait pour se nourrire et ne consomme pas plus de viande qu’il n’en a besoin. Le loup a été un exemple pour bien des peuples chasseurs. La nature n’est pas cruel, et si un loup s’attaque à un animal vieux, malade ou trop jeune, c’est là une forme de sagesse.
En effet, il faut laisser vivre les grands mâles reproducteurs, les leaders ou animaux de tête d’un groupe et les femelles ayant des petits. Sans eux, l’espèce est voué à la mort. Ce procédé permet la régularisation d’une population tout en sauvegardant l’espèce. Les membres faibles d’un groupe ont besoin des animaux résistants pour survivre, se défendre et se reproduire.
La chasse et le savoir vivre
La chasse est pourvue de règles de morales et de politesse envers la nature mais aussi envers les hommes. Il va de soi que l’on ne tue pas une femelle et ses petits ou que l’on ne laisse pas un animal souffrir de ses blessures sans l’achever. La chasse fait appelle au bon sens et au respect de l’environnement.
Les proies du chasseur doivent se limiter aux animaux de santé faible ou aux jeunes mâles qui n’ont pas atteint la maturité sexuel. Tuer un animal qui dort ferait preuve de lâcheté. Le chasseur ne doit pas non plus tuer les animaux de tête, les membres importants d’un groupe qui se déplacent en tête de file. Il est préférable de tuer un animal sur le coup plutôt qu’il ne s’échappe blessé et perde son sang, cela évite la viande perdue et économise les munitions. Lors d’une chasse, il faut limiter les odeurs suspectes, ne pas fumer bien sûr, et pourquoi pas se tremper dans l’eau afin de dissimuler l’odeur humaine. Nous pouvons également nous placer à contre-vent de manière à ce que le vent détourne notre odeur.
La politesse du chasseur repose sur la modestie. Le chasseur n’étale pas l’éloge de ses exploits, n’arbore pas de trophées inutiles et partage avec joie la viande de l’animal qu’il a tué. Lors d’une chasse en groupe, il peut être impolie de tuer l’animal que notre compagnons vient de rater, cela peut être vécu comme un humiliation pour lui.
Dépeçage d’un animal
Si certains animaux peuvent être transportés sur les épaules, d’autres sont si lourds qu’il faut les dépecer sur place. Lorsque l’on découpe un animal, il faut se veiller à ne percer ni la vessie, ni la panse. La peau est décollée après entailles au milieu du ventre et dans l’intérieur des pattes. L’animal est suspendu à un arbre par les pattes arrières et un récipient est disposé de manière à recueillir les tripes. Une Lame bien affûtée part depuis le bas du ventre et remonte à l’os qui relie les cotes. Cet os, ou cartilage, est tranché de manière à séparer les cotes.
Les tripes se déversent alors dans le récipient et seront triés, c’est la raison pour laquelle la découpe doit s’effectuer de bas en haut afin que la lame ne touche pas les boyaux au moment où ceux-ci se déversent. Le foie de l’animal contient beaucoup de vitamine A, c’est un morceau important. Le cœur est également un met de choix. Le sang peut être recueillit car il contient de l’acide ascorbique, une vitamine qui donne de la force.
Enfin, la carcasse peut être découpée et transporté tandis que la peau sera tannée.
Le tannage d’une peau
L’ épaisseur de la peau d’une fourrure, son étanchéité, varient selon l’espèce et la période à laquelle la peau de l’animal fut prélevée.
La peau de l’animal est étirée, sur le sol avec des pieux, par des ficelles sur un cadre de rondins ficelés et appuyé contre un arbre, sur un cercle d’une ou deux perches arrondies puis ficelées par le bout et appuyés contre un arbre ou divers procédés.
La graisse peut être absorbée à l’aide de sel. La surface tendue de la peau est raclée, rincée à l’eau, raclée encore afin d’enlever les restes de chair, trempée à la rivière, séchée à l’ombre puis étirée afin de la rendre souple.
Une peau tannée est fumée pour la rendre étanche, ce procédé en teinte sa surface.
La surface d’une peau fumée présente une couleur variant selon le bois utilisé au fumage. Grise ou blanche à l’origine, la surface de la peau tannée peut virer au marron, au beige, à l’orange, au jaune ou à tout autres teintes.
Il peut être intéressant de mélanger ces teintes dans la confection de motifs sur vêtement ou sur sac.
Le trempage d’une peau tannée dans une rivière permet d’épiler les poils de la fourrure à la main car l’eau dilate les pores et le poil peut être retiré avec facilité.
Il faut laisser tremper la peau assez longtemps pour laisser l’eau dilater les pores, mais pas trop longtemps pour éviter que la peau ne se désagrège dans l’eau.
La sécurité a la chasse
Le chasseur est seul responsable des conséquences de ses actes. Il doit se maîtriser et ne pas céder a l’impatience. Un animal doit être identifié avant de tirer et l’on doit s’assurer que la chasse de cet espèce est autorise et qu’il ne s’agit pas d’un membre important au sein de son groupe.
Aussi le manche et le canon d’un fusil sont toujours pliés en deux lorsque le chasseur n’est pas en activité, cela pour éviter que le coup parte tout seul et ne crée un accident.