Peuples premiers
Posté le 23.05.2008 par odeurdelaterre
Black Hawk, chef de la nation Sauk en Amérique du nord, a dit:
"Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n'ont jamais pleuré de faim, notre peuple n'a jamais manqué de rien... Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges... Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu'elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l'aurait cru."
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Posté le 22.05.2008 par odeurdelaterre
La nation Inuit
Les inuits, longtemps appelés Esquimaux, sont répartis au Groenland, au Canada et en Russie. L’igloo n’est que l’abri provisoire du chasseur inuit. Leur véritable demeure est une tente en peau ou une cabane en tourbes. Les inuits ne font aucune distinction entre les hommes et les animaux. Leur Territoire, le Nunavut, a été officiellement reconnu le 1er avril 1999.
Les inuits n’aiment pas l’agressivité. Aussi, lorsqu’un conflit opposait deux hommes amoureux de la même femme, la dispute se réglait par des duels de danses au tambour.
Posté le 18.08.2008 par odeurdelaterre
La nation Tlicho du Canada
La nation Tlicho est un cas particulier parmi les nations Amérindiènnes. Peut être parce qu’ils étaient les seuls à se laisser pousser la barbe, peut être parce que leur tente ne ressemblait à aucune autre, peut être parce qu’il s’agit des seul Amérindiens qui refusèrent de participer au commerce des fourrures, peut être aussi parce qu’elle est la première nation Amérindienne a avoir obtenu officiellement le droit de disposer de ses terres en 1995.
Le peuple Tlicho était connu jadis sous le nom de Dogrib « Flanc de chiens », qui dans leur langue se disait Thling Chadine. Une légende raconte que ce peuple est le fruit de l’union entre un chien et une femme, c’est dire le lien étroit qui unissait le loup et les hommes. C’était un peuple pacifiste et hospitalier, il avait de bons rapports avec tous les autres peuples du grand nord et nous ne leur connaissions aucun ennemi. Ce peuple eut l’intelligence de ne pas se mêler au commerce des fourrures, aux affaires des blancs, car il savait que cela engendrerait la compétition et les discordes entre les nations Amérindiennes. Aussi craignaient-il les représailles, car ce peuple pacifiste ne souhaitait pas se mettre mal avec quiconque.
La tente Dogrib était une structure conique de perches autour duquel était enroulé une toile en peau de renne, elle était si résistante qu’elle pouvait durer une centaine d’années. Autour de la paroi en peau étaient cousues des franges, et une ligne rouge ceinturait la paroi pour protéger le foyer des mauvais augures. Aujourd’hui, la nation Dogrib vit dans des maisons en bois.
Le gouvernement Canadien a accordé a la nation Tlicho le droit de disposer de ses terres le 25 août 2003, soit un territoire de 39 000 Km2 entre le lac de l’ours et le lac des esclaves. Ce territoire ce nomme Tlicho, il a son propre drapeau officiel, sa propre administration et gère son cota de chasse et de pêche. C’est le début d’une victoire pour les enfants de l’île de la tortue.
Posté le 03.05.2008 par odeurdelaterre
"La vie est simple. Quand j’ai sommeil, je dors. Quand j’ai faim, je mange. Quand j’ai soif, je bois. Mais chez vous, on doit payer un loyer pour dormir, on doit acheter pour manger et on doit demander pour boire. Pourquoi compliquez vous les choses simples ?
Vous voulez acheter des terres, la terre est à tout le monde.
Vous n’avez pas besoin d’acheter pour vivre ici, nous pouvons vivre ensemble, partager le même territoire de chasse, boire à la même source, cultiver la même terre.
Je sais que chez vous tout se vend, tout s’achète. Mais il vous faut enlever ce raisonnement de votre tête. Ici, la vie est différente, rien ne s’achète, rien ne se vend, tout se partage."
Posté le 19.05.2008 par odeurdelaterre
Le peuple Ainu du Japon
Au nord du Japon, bien avant l’arrivée des navigateurs japonais, vivait un peuple pacifiste en accord avec la nature nommé Ainu. Selon la pensée Ainu, la terre n’appartenait à personne, pas même aux Ainus. Aussi ont-ils accepté la présence japonaise avec pacifisme sur leur territoire, et ces derniers n’ont eu aucun mal à posséder leur terre. Le peuple Ainu subit alors l’assimilation forcé, perdit sa langue et sa culture.
La culture Ainu n’a été reconnu par le Japon qu’en 1997. Aujourd’hui, la culture Ainu se transmet aux jeunes génération. J’ai vu sur un reportage la manière dont une femme Ainu parlaient aux jeunes. Elle leur disait « Si un jour vous êtes tout seul, que vous n’avez plus rien, la ville ne vous tendra jamais la main pour vous aider, mais la nature vous tendra toujours la main».
Posté le 21.05.2008 par odeurdelaterre
Le peuple Akha en Asie du sud
Le peuple Akha vit au Laos et en Thaïlande, dans des maisons en chaume aux contreforts des montagnes.
Il fut un temps pas si lointain où les Akhas se demandaient à quoi pouvait servir une pièce de monnaie si ce n’est à décorer leur coiffe, comme le montre cette photographie.
Posté le 08.07.2008 par odeurdelaterre
Le peuple Saami de Scandinavie
Le peuple Saami vit au nord de la Scandinavie, dans une région appelée Laponie. C’est pourquoi ces derniers ont longtemps été désignés sous le terme de Lapons.
Leur langue et leur mode de vie sont de type ouralien comme les Nenets et les Evenks, mais leur visage est de type Européen et il n’est pas rare de rencontrer un Saami blond aux yeux bleus.
Leur abri traditionnel est appelé Laavu. Il peut s’agir de deux demi-cercles en parallele sur lesquelles sont disposées des perches entourées de peaux de renne. Cette tente laisse un trou béant en son sommet et ne protège guère du froid, mais elle permet de contempler la voûte étoilée le soir venu. Il peut aussi s’agir d’une tente dont les perches sont reliées à leur sommet et entourées de peaux de renne, comme le Wigwam amérindien ou le Tchoum Nenets.
Le peuple saami se distingue en trois catégories, dont les pêcheurs, les cultivateurs et les éleveurs de rennes. Certaines querelles sont dues au fait que les rennes et le terrain d’agriculture ne font pas bon ménage.
En fait, les Saami ne sont pas vraiment des éleveurs de rennes, il ne font que suivre les rennes dans leur cycle annuel des pâturages. Dans les temps anciens, les Saami suivaient les rennes en campant à leur coté. Il était alors plus commode de les capturer au lasso pour les manger. Puis, progressivement, Les Saamis ont domestiqué le renne jusqu’à s’en servir en guise de monture.
Le vêtement traditionnel Saami, brodé avec finesse, est différent selon le groupe auquel appartient l’individu, car le peuple Saami se compose d’une multitude de sous-peuples différents. Il indique la région dont est originaire le Saami, aussi un Saami suédois n’aura pas le même vêtement qu’un Saami Finlandais, Norvégien ou Russe.
Cependant, les peuples Saami ont un trait culturel commun, le Joik, le chant traditionnel Sami. Le Joik est parfois chanté en langue Saami, mais il peut aussi être improvisé et comporter des sons sans significations réelle, il s’agit seulement de renouer avec la nature et les ancêtres.
Le peuple Saami a aussi son propre drapeau.
Aujourd’hui, nous ne faisons même plus la distinction entre un Saami et un Scandinave. Les Saamis vivent aujourd’hui dans des maisons colorées en bois et ne portent pas toujours leurs vêtements traditionnels. Aussi, certains Scandinaves s’imprègnent de la culture Saami, notamment des chanteurs et des écrivains.
Il y a encore peu de temps, le Saami avait honte de ses origines primitives, aujourd’hui il les revendique avec fierté à travers la musique.
Posté le 17.05.2008 par odeurdelaterre
Le peuple Tsaatan de Mongolie
Le peuple Tsaatan vit au nord de la Mongolie, dans les montagnes à la lisière de la Taiga. Leur tente est de forme coniques, ce sont des éleveurs de reines dont la viande constitue leur principale subsistance.
A ce sujet, j’aimerai relater la visite de Nicolas hulot chez les Taatans. Ce dernier se senti tellement à l’aise dans leur abri, qu’il leur demanda « Qu’est-ce qu’il vous manque ici ? », mais les Tsaatans se regardèrent incrédules. Nicolas Hulot demanda alors à son guide « Ils ne comprennent pas la question ? », et son guide répondit « Bin non, elle est bizarre ta question. Ils ne peuvent pas comprendre qu’il puisse leur manquer quelque chose car ils ont déjà tout ce qu’il leur faut. Ils s’auto-suffisent ».
A méditer …
Posté le 03.05.2008 par odeurdelaterre
Ils étaient beaux, ils étaient fiers, ils étaient libres.
Posté le 05.05.2008 par odeurdelaterre
« La vie en ville est une survie. On vous enseigne la compétition et la peur de manquer. Les gens sont prêt à s’entretuer pour obtenir ce qu’ils veulent.
La vie en milieu naturel n’est pas une survie. La terre fertile, l’eau des ruisseau, les légumes, le poisson, les plantes qui soignent, le bois qui réchauffe, le gibier et les plantes qui nourrissent, tout n’est que abondance. Nous vivons ainsi depuis toujours, et n’avons jamais manqué de rien. C’est pourquoi je ne veux pas vivre en ville où il y a la pauvreté. »