Se nourrir sur place
Posté le 14.05.2008 par odeurdelaterre
François Couplan
François Couplan est un grand spécialiste des plantes et s’en passionne depuis la plus tendre enfance. Aussi a t-il rédigé deux encyclopédies et plus de trente livres portant sur les plantes. Ce passionné a parcouru le monde à la découverte des peuples ayant la connaissances des plantes, ce qui lui donne le statut d’ethnobotaniste. Ses recherches ont influencé de grands cuisiniers comme Marc Veyrat, Carlo Crisci, Jean-georges Vongerichten et Jean-Marie Dumaine. François Couplan organise des stages ouverts au grand public afin de parcourir les prairies et faire partager ses connaissances.
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Posté le 08.08.2008 par odeurdelaterre
La nature à l’écoute du corps.
La nature offre ses ressources aux êtres vivants selon les besoins de l’organisme, preuve que la nature et le corps ne font qu’un. La nature s’adapte aux besoin du corps, et nous devrions adapter notre corps au rythme de la nature.
Au printemps, la nature nous offre les plantes qui, comme le pissenlit, nettoient le corps de toutes les toxines accumulées durant l’hiver. Elle nous offre aussi les plantes médicinales qui nous seront utiles toute l’année. Les orties, par exemple, poussent au moment où il flotte le plus de pollen dans l’air, aussi l’ortie prévient contre les allergies au pollen. Ainsi la nature a tout prévu, elle s’adapte à nos besoin.
En été, la nature nous offre des fruits frais et sucrés comme les fraises des bois, les mûres, les pêches, les prunes et autres sucreries naturelles. Ces fruits comportent des vitamines, celles dont nous avons besoin en ces périodes de chaleur où le corps a besoin d’énergie. Elle nous offre aussi les glucides pour l’effort physique, et des vitamines pour les yeux.
En automne, la nature nous offre des fruits chargés en calories comme les noix, les noisettes et les châtaignes. Ainsi ces fruits offrent au corps assez de réserves énergétiques pour affronter l’hiver.
En hiver, elle nous apporte la neige, celle dont nous avons besoin pour pister les animaux. Elle facilite la chasse et évite la diète. Car en hiver, nous avons besoin de la viande fournissant au corps les protides qui lui donne la force, et de la graisse qui lui permet de mieux supporter le froid de l’hiver. En France, la chasse en hiver est heureusement interdite car les conditions de survie ne sont pas les mêmes.
En conclusion, la nature et le corps vivent au même rythme. Notre mère la terre, et notre père le soleil, prennent soin des êtres vivants qu’ils ont engendré de leur union d’harmonie et d’équilibre.
Posté le 29.04.2008 par odeurdelaterre
Les champignons
Lors de ma cueillette aux champignons, je me limite au cèpe, au bolet, à la russule charbonnière, à la rosé des prés, à la vesse de loup et au pied de mouton.
Je laisse le reste aux connaisseurs et ne ramasse jamais les champignons pour lesquelles je doute.
Le champignon doit être déposé dans un panier ou tout autre récipient aéré, mais ne doit pas être déposé dans un sac en plastique car il pourrait fermenter et développer des substances toxiques. Aussi, le champignon est coupé à la base du pied mais n’est pas déterré avec ses racines, cela pour qu’il repousse la prochaine fois. En revanche, un champignon que l’on souhaite analyser en pharmacie peut être déterré entièrement car son pied complet sera utile pour l’identification. Il est préférable de laisser au moins un champignon sur un groupe de plusieurs champignons de même espèce.
Posté le 12.05.2008 par odeurdelaterre
Les insectes, sources de protéines.
Les insectes dépourvus de carapaces dures comme les asticots ou les sauterelles constituent en Afrique, en Asie du sud-est et en Amérique du sud une subsistance tout à fait acceptée. En effet, les insectes fournissent au corps humain autant de protéines qu’un morceau de steak. En outre, sa viande est tout aussi saine que celle d’un animal d’élevage.
Certains spécialistes pensent que les insectes comestibles pourraient devenir une alternative à la malnutrition. Là où il manque le bétail, le gibier et le poisson, les insectes peuvent être consommés afin d’éviter les carences en protéines. Par ailleurs, les insectes se reproduisent rapidement et sont faciles à trouver. Or les animaux d’élevage ont besoin de suffisamment de pâturages pour vivre, et les animaux sauvages sont difficiles à traquer. Si le fait de manger des insectes peut paraître répugnant pour les pays occidentaux, cette nourriture n’en est pas moins saine pour l’organisme.
Posté le 25.03.2008 par odeurdelaterre
Les ressources de la nature
Les noisettes
Les noisettes tombent dès l’automne, mais nous devons attendre que la coque encore jaune-verte prenne une teinte orange brune. En effet, j’ai remarqué que les coques verdâtres étaient souvent vides ou peu fournies tandis que les coques brunes recelaient de gros fruits. C’est une joie de passer l’après midi à les grignoter et brisant la coque entre deux pierres. Les noisettes tombants dans les endroits boueux ou marécageux sont protégés des insectes et sont généralement plus garnis.
Les châtaignes
Les coques épineuses vertes tombées à terre doivent passer à la teinte brune avant de s’ouvrir et laisser tomber ces boules marrons munies d’une queue que l’on nomme châtaignes, à ne pas confondre avec les marron dépourvus de queue provenant des marronniers d’inde et qui sont toxiques. Les châtaignes doivent être cuites avant d’être consommées. Aussi iyl ne faut pas oublier de couper une partie de la coque sans quoi elle éclaterait sous l’effet de la chaleur.
Les graines du pin sylvestre
Les cônes du pin sylvestre comportent des graines comestibles. En tournant le cône dans ses mains, nous pouvons faire tomber les graines recouvertes d’une poudre noire qui encrasse les mains. J’ai remarqué que les graines noires comportaient des fruits verdâtre, molles et au goût amer, or elles deviennent blanches, plus craquantes et agréables au goût lorsque la graine a perdu sa teinte noire. C’est pourquoi j’attends que les graines perdent leur poudre noire pour en briser la coque avec un galet et en déguster la chair.
Les mures
Les murs poussent en été, il faut attendre qu’elle aient prise une teinte violet sombre et que leur chair soit assez molle. La cueillette des mures est de courte durée et c’est un plaisir de les grignoter durant les promenades.
Les fraises des bois
Les fraises des bois poussent un peu n'importe où, dans les forêts, les prairies et les bords de chemins. Elles ressemblent à des fraises communes mais de taille plus petite.
Nous les trouvons par hasard, leur goût sucré est un délice.
Les pissenlits
Les pissenlits se cueillent au début du printemps avant la pousse de la fleur, on dit que cette plante nettoie les organes et il est bon d’en consommer pour purifier le corps. Un petit panier d’osier est préférable au sac en plastique si l’on veut déposer les feuilles de pissenlit, cela pour éviter qu’elles ne fermentent et ne deviennent toxique. Elles peuvent se manger en salade, mais il m'arrive aussi d'en manger à l'état brut.
Les orties
Les orties sont connues pour leur piqures désagréables. Pourtant, les orties peuvent de manger à l'état brut. Pour ma part, la peau de mes doigts est insensible aux piqures d'orties et je peux les prendre à main nues pour déguster une feuille. Cependant, l'ortie peut être consommée en infusion, ce qui sera plus commode à ingurgiter. Les effets de l'ortie sont très bénéfiques à l'organisme.
La sève de l’érable plane
La sève de l’érable plane est comestible crue. L’érable plane se distingue de l’érable sycomore et l’érable champêtre par ses feuilles bordées de piques, tandis qu’elles sont ciselées en petites dents sur l’érable sycomore et adoucie par des courbes sur l’érable champêtre. Pour récolter la sève de l’érable plane, il suffit de percer un trou dans son écorce et de suspendre un seau dans lequel coulera la sève sucrée qui, par ailleurs, contient des vertus médicinales.