Se nourrir sur place
Publié le 25/03/2009 à 12:00 par odeurdelaterre
Boire la sève de bouleau
La sève de bouleau se récolte à la fin de l’hiver ou aux prémices du printemps avant la pousse des bourgeons. Il suffit de pratiquer un trou dans l’écorce, d’enfoncer un tube et de le relier à une bouteille, la sève coulera alors d’elle-même dans la bouteille par le biais du tube. Aussi, le tube doit être bordé de terre à sa sortie afin de protéger le bois du gel, le bois étant très sensible au froid les premiers jours du printemps. D’une manière plus naturelle, nous pouvons utiliser des tubes de végétaux en roseau ou autres plantes semblables, et un récipient en écorce de bouleau relié aux fibres de tilleul et dont les trous et les jours ont été colmatés à la résine. Avant cela, il est bon d’adresser une petite prière à l’arbre « je te prie de pardonner mon geste, mais tes ressources me seront utiles ». La sève de bouleau est très fluide, transparente et sucrée, elle est pleine de vitamine et ressource le corps en lui apportant les éléments naturels dont il a besoin.
La sève de l’érable plane est également une sève comestible.
Publié le 01/08/2009 à 15:27 par odeurdelaterre
Cuisiner des recettes disparues ou innovées, utiliser l’achillée millefeuille, l’aspérule, l’aubépine, la cardamine, le chénopode blanc, l’ail des ours, la consoude et l’ortie dans ses plats, fabriquer du sirop de tilleul ou de sureau, fabriquer ses confitures, c’est sur cuisinesauvage.blogspot.com
Publié le 06/10/2009 à 10:30 par odeurdelaterre
Distinguer le marronnier du châtaigner
En ce mois d’octobre, les châtaignes vont tomber dru et feront le plaisir des promeneurs. Attention à ne pas confondre la châtaigne, qui est comestible, avec le marron qui est toxique. Voici des détails permettant de ne pas les confondre.
La châtaigne comporte une petite queue, le marron n’en a point
La feuille du châtaigner est grande, longue, pointue et comporte des petites dents sur tout le pourtours. La feuille du marronnier est composée de sept larges feuilles reliées à une seule et même tige.
La coque renfermant les châtaignes est touffue, recouverte de pics comme la peau d’un sanglier. La coque renfermant les marrons est presque lisse, parsemée de pics très espacées entre eux.
Bon régal
Publié le 14/05/2008 à 12:00 par odeurdelaterre
François Couplan
François Couplan est un grand spécialiste des plantes et s’en passionne depuis la plus tendre enfance. Aussi a t-il rédigé deux encyclopédies et plus de trente livres portant sur les plantes. Ce passionné a parcouru le monde à la découverte des peuples ayant la connaissances des plantes, ce qui lui donne le statut d’ethnobotaniste. Dans son livre "la nature nous sauvera", François a développé une étonnante théorie. En effet, selon lui, la connaissance des plantes serait une alternative à la malnutrition dans le monde. Ses recherches ont influencé de grands cuisiniers comme Marc Veyrat, Carlo Crisci, Jean-georges Vongerichten et Jean-Marie Dumaine. François Couplan organise des stages ouverts au grand public afin de parcourir les prairies et faire partager ses connaissances.
Lien du site
http://www.couplan.com
Publié le 05/09/2009 à 19:08 par odeurdelaterre
Hommage à Alex Supertramp (Chris McCandless)
Il avait choisi la liberté, l'autosuffisance, le partage en commun. Il avait donné tout son argent, détruit sa carte d'identité et abandonné sa voiture. Il avait appris les plantes commestibles et le braconnage pour sa subsistance. Il n'était ni meilleur ni pire qu'un autre. Sans être un exemple, sa vie interpelait néanmoins ceux qui l'ont croisé une fois dans leur vie. Il sera allé au bout de ses rêves avant de mourrir à 23 ans d'une intoxication dans un repère de chasseur.
Va en paix mon frère
Publié le 08/08/2008 à 12:00 par odeurdelaterre
La nature à l’écoute du corps.
La nature offre ses ressources aux êtres vivants selon les besoins de l’organisme, preuve que la nature et le corps ne font qu’un. La nature s’adapte aux besoin du corps, et nous devrions adapter notre corps au rythme de la nature.
Au printemps, la nature nous offre les plantes qui, comme le pissenlit, nettoient le corps de toutes les toxines accumulées durant l’hiver. Elle nous offre aussi les plantes médicinales qui nous seront utiles toute l’année. Les orties, par exemple, poussent au moment où il flotte le plus de pollen dans l’air, aussi l’ortie prévient contre les allergies au pollen. Ainsi la nature a tout prévu, elle s’adapte à nos besoin.
En été, la nature nous offre des fruits frais et sucrés comme les fraises des bois, les mûres, les pêches, les prunes et autres sucreries naturelles. Ces fruits comportent des vitamines, celles dont nous avons besoin en ces périodes de chaleur où le corps a besoin d’énergie. Elle nous offre aussi les glucides pour l’effort physique, et des vitamines pour les yeux.
En automne, la nature nous offre des fruits chargés en calories comme les noix, les noisettes et les châtaignes. Ainsi ces fruits offrent au corps assez de réserves énergétiques pour affronter l’hiver.
En hiver, elle nous apporte la neige, celle dont nous avons besoin pour pister les animaux. Elle facilite la chasse et évite la diète. Car en hiver, nous avons besoin de la viande fournissant au corps les protides qui lui donne la force, et de la graisse qui lui permet de mieux supporter le froid de l’hiver. En France, la chasse en hiver est heureusement interdite car les conditions de survie ne sont pas les mêmes.
En conclusion, la nature et le corps vivent au même rythme. Notre mère la terre, et notre père le soleil, prennent soin des êtres vivants qu’ils ont engendré de leur union d’harmonie et d’équilibre.
Publié le 16/09/2009 à 10:51 par odeurdelaterre
La vesse de loup comestible crue
La vesse de loup est très commune en forêt, cela parce qu’elle est ignorée des cueilleurs. En effet, les livres mentionnent que ce champignon n’est pas comestible ou n’a aucune valeur gustative. En réalité, la vesse de loup est comestible jeune, il faut l’ouvrir et vérifier qu’il n’y ait pas de tache brunâtre ou verdâtre à l’intérieur, si la chair est d’un blanc immaculé alors elle est comestible. Jusqu’à présent je faisais bouillir la chair des vesses de loup et les faisais cuir à la poêle. Mais j’ai appris que la vesse de loup pouvait être consommée crue, après avoir enlevé la fine pellicule qui entour la chair. J’ai donc tenté l’expérience. Prudent, je n’ai d’abord mangé que la moitié d’une petite vesse de loup et ai attendu deux jours. Au bout de deux jours, je n’étais pas tombé malade et j’en ai déduit que la vesse de loup pouvait être comestible à l’état brute. J’ai alors recommencé hier l’expérience en mangeant deux petite vesse de loup entières, les ayant ouverte et en ayant enlevé la pellicule. Voilà un champignon de survie, un des rares à pouvoir être manger sur place, et pour avoir tenté l’expérience je peux affirmer que la vesse de loup peut se manger crue. Contrairement aux salades que je cueille en prairie, la vesse de loup est très consistante et on a vraiment l’impression de manger une nourriture qui remplit le ventre. Ce champignon a bel et bien un goût, très doux et pas désagréable. Bientôt viendront les châtaignes et les noisettes, encore des gourmandises en attendant l’hiver.
Publié le 12/09/2009 à 19:57 par odeurdelaterre
Le lichen est t'il commestible ?
J'ai toujours entendu dire que le lichen (fruticuleux) était commestible. Peu convaincu, j'ai décidé d'en manger pour voir. Je les préleve dans les alpages, au delà de 1000 mêtres car alors ils sont à l'abri de la pollution. En effet, comme tout champignon, le lichen absorbe les métaux lourd et peut être toxique s'il en absorbe une grande quantité. Les jours humide où le brouillard s'engouffre dans la forêt, le lichen ramolit et n'est pas désagréable à manger. J'en goûte depuis quelques jours et ne suis pas tombé malade, j'en déduis qu'il est comestible et qu'en cas de diete en hiver il peut s'avérer un champignon de survie.
Publié le 29/04/2008 à 12:00 par odeurdelaterre
Les champignons
Lors de ma cueillette aux champignons, je me limite au cèpe, au bolet, à la russule charbonnière, à la rosé des prés, à la vesse de loup et au pied de mouton.
Je laisse le reste aux connaisseurs et ne ramasse jamais les champignons pour lesquelles je doute.
Le champignon doit être déposé dans un panier ou tout autre récipient aéré, mais ne doit pas être déposé dans un sac en plastique car il pourrait fermenter et développer des substances toxiques. Aussi, le champignon est coupé à la base du pied mais n’est pas déterré avec ses racines, cela pour qu’il repousse la prochaine fois. En revanche, un champignon que l’on souhaite analyser en pharmacie peut être déterré entièrement car son pied complet sera utile pour l’identification. Il est préférable de laisser au moins un champignon sur un groupe de plusieurs champignons de même espèce.
Certains champignons comestibles contiènnent des substances nommées emolysines, celles-ci détruisent les globules rouges. Cependant les emolysines sont détruits lors de la cuisson,
c'est pourquoi il est toujours recomandé de faire cuire les champignons et de ne jamais les manger crus.
Publié le 12/05/2008 à 12:00 par odeurdelaterre
Les insectes, sources de protéines.
Les insectes dépourvus de carapaces dures comme les asticots ou les sauterelles constituent en Afrique, en Asie du sud-est et en Amérique du sud une subsistance tout à fait acceptée. En effet, les insectes fournissent au corps humain autant de protéines qu’un morceau de steak. En outre, sa viande est tout aussi saine que celle d’un animal d’élevage.
Certains spécialistes pensent que les insectes comestibles pourraient devenir une alternative à la malnutrition. Là où il manque le bétail, le gibier et le poisson, les insectes peuvent être consommés afin d’éviter les carences en protéines. Par ailleurs, les insectes se reproduisent rapidement et sont faciles à trouver. Or les animaux d’élevage ont besoin de suffisamment de pâturages pour vivre, et les animaux sauvages sont difficiles à traquer. Si le fait de manger des insectes peut paraître répugnant pour les pays occidentaux, cette nourriture n’en est pas moins saine pour l’organisme.