Poemes
Posté le 09.07.2008 par odeurdelaterre
La prairie
Des vagues d'ombres et de lumières
dansaient dans la prairie
lorsque le vent tournoyait
dans les hautes herbes folles.
Tandis que les nuages
dérivaient dans le ciel,
leurs ombres glissaient
sur le sol valonné.
--
Posté le 24.03.2008 par odeurdelaterre
Le chant amérindien
L’amérindien chante,
car le chant est une médecine.
Les plantes soignent le corps physique,
le silence soigne le corps mental,
la contemplation soigne le corps spirituel,
mais le chant soigne le corps émotionnel.
L’amérindien chante sa joie, sa tristesse,
sa haine, sa colère et ses doutes.
Il évacue tout ce qu’il gardé en lui
et qui empêche l’esprit d’être libre.
Il chante pour son père le soleil,
sa mère la terre et ses frères les êtres vivants.
L’amérindien danse.
Il fait des petits bonds sur le sol
pour mieux ressentir les battements de la terre.
Il tournoie dans le vent
pour mieux ressentir le souffle en toute choses.
Il danse sa joie, sa tristesse,
sa haine, sa colère et ses doutes.
Il danse pour son père le soleil,
sa mère la terre et ses frères les êtres vivants.
L’amérindien est ainsi fait.
Florent
Posté le 24.03.2008 par odeurdelaterre
Poème de l’écosystème
Une abeille disparaît, et l’équilibre est rompu.
Le miel fut un met, et la médecine apparut.
Elle féconde les fleurs des arbres et des prairies.
Elle répand les odeurs, les couleurs et les fruits.
Le loup disparaît, et l’équilibre est rompu.
gardien des forêts, sans lui elle serait nue.
Il chasse avec sagesse, laisse vivre les trophées.
et par ses prouesses, régule les cervidés.
Le cerf disparaît, et l’équilibre est rompu.
Il nettoie la forêt, sans lui elle pousserait dru.
Les arbres étoufferaient tant ils seraient nombreux.
Mais le cerf et la forêt vivent en équilibre à deux.
Un arbre disparaît, et l’équilibre est rompu.
remercions la forêt, elle nous offre ses vertus.
Le bois cuit, le fruit nourrit,
l’écorce guérit, l’oxygène revit.
Florent
Posté le 07.04.2008 par odeurdelaterre
Poème de l’équilibre
Tout est bon si rien n’est excès ni frustration.
Le feu privé d’air ne peut survivre, mais il s’éteint s’il reçoit trop d’air.
Une terre privée d’eau ne peut être fertile et la graine ne pourra se développer,
elle périra assoiffée. Mais une terre contenant trop d’eau ne pourra non plus être fertile et la graine ne pourra se développer, elle périra étouffée.
Il en est de même pour le corps et l’esprit, pour la médecine, pour la nourriture, pour toutes les choses de la vie. On nomme cela l’équilibre.
Florent
Posté le 24.03.2008 par odeurdelaterre
Poème de l’éveil
La nature n’est pas un simple décors joli au regard. Si tu fermes les yeux, tu ressens mille présence. On ne vient pas écouter le silence dans la nature. On écoute le vent, la terre, la vie qui résonne et fourmille à nos oreilles.
Si un jour tu as perdu ton équilibre, que tu es dans le doute, trouve une forêt, cherche un tapis d’herbe ou de mousse, allonge toi dessus, ferme les yeux, vide tes pensées, respire l’odeur de la terre, écoute la vie, adapte ta respiration aux battements de ton cœur, ressens les moindres recoins de ton corps et relâche un à un les muscles et les nerfs raidis par le temps.
Deviens oiseau au son du vent, deviens arbres parmi les arbres, deviens le vent qui bruisse dans le feuillage, deviens le cerf qui t’observe et que tu n’avais pas vu, deviens fleur, deviens ruisseau, écoute le chant des ancêtres.
Florent
Posté le 24.03.2008 par odeurdelaterre
Poème des quatre directions
A l’est se lève le soleil. Il incarne le retour à la vie après une période obscure. Il évoque l’enfance, l’élément de l’air, l’oxygène qui donne vie à toutes choses, sa légèreté et sa souplesse, comme un oiseau flottant dans le ciel du printemps.
Il incarne le rouge, l’action, la vivacité du corps et de l’esprit.
Au sud demeure le soleil. Il incarne la force constante. Il évoque la maturité, l’entrée dans l’âge adulte, l’élément du feu, l’énergie dont l’homme a besoin pour vivre, comme un cerf aux bois développés indiquant son excellente santé et sa sexualité fertile, majestueux sous un feuillage d’été.
Il incarne le jaune, l’éclat, l’optimisme.
A l’ouest décline le soleil. Il incarne la perte progressive de l’énergie, la fragilité, la douceur, la sagesse, la vieillesse, l’élément de l’eau, la source dans laquelle les hommes puisent l’essentiel de leur survie, comme le saumon remontant la rivière pour retrouver ses origines.
Il incarne le bleu, la tranquillité, la profondeur.
Au nord demeure l’absence du soleil, l’obscurité constante qui effraie et fascine. Il évoque la mort, le monde des ancêtres, l’élément de la terre, de notre terre mère dans laquelle le corps retourne lorsque l’âme rejoint le ciel père, comme un ours hibernant dans l’obscurité de l’hiver avant d’émerger sous la forme d’un oiseau et de s’envoler dans le ciel du printemps.
Il incarne le violet, la spiritualité, la passerelle entre le bleu de la vieillesse et le rouge de l’enfance.
Au centre demeure le souffle. Il évoque l’éternel, l’immuable, l’énergie qui anime toutes choses, qui unit les quatre éléments, qui rassemble les couleurs de l’arc-en-ciel pour n’en faire ressurgir qu’une lumière, comme le serpent qui vit aux vibrations de la terre.
Il incarne le blanc, la pureté, l’infini.
Florent